Destination intermédiaire


Cette histoire est entrain d'être écrite et n'est pas finie. Mais vos commentaires sont les bienvenues


I don't know why you're on Mars. Maybe you're there because we recognize we have to carefully move small asteroids around to avert the possibility of one impacting the Earth with catastrophic consequences, and while we're up in near-Earth space, it's only a hop, skip, and a jump to Mars. Or maybe we're on Mars because we recognize that if there are human communities on many different worlds, the chances of us being rendered extinct by some catastrophe on one world is much less. Or maybe we're on Mars because of the magnificent science that can be done there, that the gates of the wonder world are opening in our time. Or maybe we're on Mars because we have to be, because there's a deep nomadic impulse built into us by the evolutionary process. We come, after all, from hunter-gatherers, and for 99.9% of our tenure on Earth we've been wanderers. And, the next place to wander to is Mars. But whatever the reason you're on Mars is, I'm glad you're there. And I wish I was with you.

J -5

Le stress. Le voici, il arrive. Un mélange d'excitation et de peur, le sentiment de se jeter à bras perdu dans l'immensité de l'inconnu. Me voici entrain de penser aux explorateurs du XV^(ème) siècle, partant de chez eux vers le bord de la Terre, laissant derrière eux leurs familles et amis... J'espère simplement que la colonie ne connaîtra pas le même sort que celle de Roanoke, au XVII^(ème) siècle... Assis dans un canapé du Centre Spatial International, qui est autant un musée que un des nombreux centres terrestres pour l'étude de l'espace, je regarde les arbres dehors... Le vent bruisse leurs feuilles doucement, faisant la mélodie typique d'un soir d'été. Le coucher de soleil au loin, je réfléchis de manière distraite, tout en écoutant d'une oreille les dernières recommandations des ingénieurs ayant superviser la construction de notre base. Tout l'équipage est présent et écoute avec plus ou moins d'attention. De toute façon, on a déjà vu les photos de l'endroit, comme si l'on nous présentait les photos de notre centre de vacances.

Alfred Junius, responsable de notre mission, à commencer à venir nous voir l'un après l'autre pour être sûr que l'on voulait toujours venir, mais j'ai l'impression que c'est lui qui est le moins partant. Si quoique ce soit part en vrille, ça sera de sa faute, ce qui est totalement aberrent à mon avis; il existe tellement de paramètres qui pourraient tout faire exploser... En même temps, partir avec 11 autres astronautes pour Mars, dans un voyage que personne n'a jamais fait avant, et dans des conditions pour le moins assez spéciales, il est normal d'avoir quelques réserves... Si j'avais été à sa place, durant l’entraînement et les préparations à la mission, je pense que j'aurais l'impression d'être un moniteur de colonie, mais de vacances.

J'ai toujours trouvé que les vidéos faite par l'ESA pour la promotion des missions manquent d'un petit quelque chose qui nous fait faire "Wow...", la bouche ouverte devant la beauté des paysages... Par exemple, la vidéo que l'on viens de regarder, et qui nous présentait la maison dans laquelle on va habiter pour le reste de nos vies ( du moins pour le moment ) me semblait assez morne. Elle commençait par l'entrée, une grande porte en acier à flanc de falaise, qui donne sur un énorme hangar avec tout les drones et les robots de la mission. Ensuite, une deuxième porte s'ouvre en donnant sur le sas, qui n'est rien d'autre qu'un couloir, qui donne lui-même sur une grande salle, très lumineuse, qui fait office d'une agora commune. Ensuite, la visite s'étend aux maisons, chambres, etc... Mais tout ceci avec un commentaire superflus et une lenteur dans le déplacement de la vidéo pour passer d'une pièce à l'autre. Ils ont quand même super bien réussit leur coup, tout ceci étant le fruit d'un véritable ballet de drones et de robots, en coordination avec les commandes venues de la Terre pour ouvrir la porte au bon moment !

J -4

Je sais enfin d'où l'on va partir et où on va arriver. On part de la Guyane le 7 août 2027 à 11:00, heure de Paris, soit 6:00, heure locale. On arrive sur Mars presque 8 mois plus tard, très exactement 244 jours terrestres ou sols, si tout se passe bien. Ensuite, au bout de ce long voyage, on ira se dégourdir les pattes dans la Valles Marineris, située dans le sud de Mars.
![https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/56/Mars_Valles_Marineris.jpeg/768px-Mars_Valles_Marineris.jpeg](Mars Valles Marineris).

Le fait de partir en août de cette année fait que la Terre est à sa distance la plus courte de Mars, ce qui permet de faire d'énormes économies, malgré le coût ridicule d'un voyage dans l'espace ces derniers temps... Au début des années 2020, il était courant d'entendre dire que ce serait des entreprises privées qui nous permettrait d'aller dans l'espace, que le marché allait répondre comme par magie à toutes nos besoins d'aller au-delà des étoiles. Mais notre salut n'est pas venu de là, mais d'un travail commun entre tous les scientifiques du monde, regroupé en une agence spatiale autogérée. Face à l’incompétence des politiciens de voir plus loin que le bout de leur nez, les scientifiques se sont simplement mit d'accord pour partager tout leurs savoirs. À partir de là, les avancées ont été extraordinaires ! Je ne parlerais même pas de la façon dont les entreprises se sont tirés dans les pattes pour pouvoir se voler tout les secrets industriels et la qualité misérable des fusées, minées par la concurrence...

D'après le planning que l'on nous a donné, on doit assister à une petite conférence de presse le matin, puis à un dernier examen médical, et enfin on embarque.

Là, c'est le moment où on regarde la télé pour la dernière fois, parce que après, on aura plus que du réchauffer niveau nouvelles... l'ESA a quand même réussit à mettre en place une liaison à 1Gbp/s entre la Terre et Mars mais uniquement pendant 8 minutes par jour, le reste du temps on aura une petite liaison de quelques kilobits par secondes, un peu comme à la campagne... Ce qui me rassure le plus, c'est que toute l'armée de drone qui nous prépare le terrain n'a pas eu de soucis, et on va pas découvrir quelqu'un dedans en arrivant ( quoique, ça serait drôle ). Surtout que ça serait compliqué de l'évincer, vu que ce sera comme si on était sur un bateau et selon les lois maritimes internationales, on n'a pas le droit de jeter quelqu'un par dessus bord. D'ailleurs, le cours de loi spatiale que l'on a eu tout à l'heure était assez intéressant, même si je pense pas que ça nous sera très utile, vu que l'on sait tous mit d'accord pour adopter une modèle de société socialiste une fois sur Mars. En même temps, c'est un peu le seul moyen, on n'allait pas commencer à mettre en place une propriété privée des générateurs à oxygènes !

J -3

J'ai dit au revoir à mes amis, vu mon chat pour la dernière fois, et prit mon dernier repas en ville. Je prend l'avion dans deux heures, et même si ça parait con vu que je vais prendre l'équivalent d'un obus avec plusieurs milliers de tonnes de tri-méthyle 2,3,5 Octane hautement inflammable pour rejoindre une station spatiale à quelques milliers de kilomètres de chez moi, j'ai toujours peur de prendre l'avion. Il parait que on s'habitue, mais je m'y fait toujours pas.

C'est aussi la dernière fois que je vois le soleil dans un ciel bleue, l'air pur, le chant des oiseaux... J'ai un peu l'impression de mourir, et que Mars est une sorte de Paradis où l'on sera tout puissant à créer nos cultures, nos œuvres, s'occuper de nos animaux... Comme des bergers originels, dans les plaines du paradis.

C'est aussi la première société où il n'y aura pas de religions. Et ça, c'est plutôt fou... Pensez-y, on va créer la première colonie humaine sur une autre planète, et l'on aura toute la liberté des mondes pour structurer tout comme l'on voudra. On sera totalement indépendant de la Terre.

J -2

Le voyage en avion était inattendu ! Ils nous ont fait voyager dans un jet privé, avec tout ce que l'on pouvait imaginer de raffiné, des goûts que je n'aurai jamais cru expérimenter avant... On est arrivé avec des centaines de gens, mais c'était la foule la plus hétérogène de ma vie : des gens qui pleuraient, qui riaient, qui nous insultaient, qui nous acclamaient... Cette aventure intéresse toute le monde, et certain ont l'impression que malgré tout les efforts fait dans les dix dernières années pour sauver notre planète, cette mission est l’abandon par la communauté internationale des efforts pour faire en sorte que l'on puisse toujours respirer... Je suis contrasté. Je pense que sans un changement radical de nos manières de vivre, on va en effet tous y passer... Mais est-ce que la manière dont je pense que l'on devrai se comporter et agir est la meilleur ? C'est peut-être aussi un peu ça le but de la mission. Mais est-ce que dans 40 ans, quand on pourra juger des résultats, ça sera pas un peu trop tard ?

Une fois arrivé, la mission conjointe de l'ISA nous à amené au centre, où l'on nous a expliquer exactement une dernière fois ce qui allait se passer demain.

Pour faire court, on nous réveille tôt. Très tôt. L'instructeur à dit en rigolant que de toute façon, on n'aurait qu'a dormir dans la fusée, et que on allait le faire, que l'on le veuille ou non... Hyper rassurant nan ? Ensuite, on nous habille, et les robots nous injectent les derniers petits gènes dont on a besoin, comme la résistance à la pression au niveau de nos yeux... Puis, en car, on nous amène à la fusée. À partir de là, je n'aurai plus qu'a mettre mes écouteurs, et m'endormir en écoutant Space Oddity...

Puis, à ma grande surprise, ils ont vraiment réunit 100 humains au hasard pour nous pauser des questions. Ce furent les questions les plus dingues que j'ai jamais eu. Je me souviens d'une jeune fille innocente m'ayant demandé de lui envoyer un souvenir depuis la planète ! Sinon, on me demande ce que j’espérai trouver sur place. Ou encore, comment on allais se divertir, si on allais former notre propre culture, ou si on avais peur que l'on forme une nouvelle espèce, à cause de la séparation des humains...

La dernière question m'a beaucoup plus fait réfléchir que les autres. Déjà dans les années 2010, on sélectionnais les humains en fonction de leurs code génétique dans les nations les plus riches. Un foetus dont on pensait qu'il présenterais une trisomie, hé ben dans 90% des cas, on le tuais. Mais tout à vraiment changer 10 ans plus tard quand CASPER est devenu un outil commun. En clair, tout les génomes peuvent être modifiés au bon vouloir des humains, et de plus, cette méthode est tellement simple que très rapidement, on a commencer à modifier le génome des humains pour éliminer les maladies de style trisomie 21, Alzheimer, etc...

Fort heureusement, un concordat international entres tout les généticiens à été conclut : soigner oui, améliorer, non. En tout cas, sur Terre. Le traité ne stipulait rien du tout quand à la modification dans l'espace ou sur Mars... Et d'une certaine manière, c'était nécessaire, parce que c'est là qu'était la vraie révolution... Mais j'en parlerais plus tard.